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Un Jardin qui chante : Maraîchage Bio et autonome en eau

Un Jardin qui chante : Maraîchage Bio et autonome en eau

Développer une micro-ferme en permaculture dans le Beaujolais pour se tourner vers un nouveau mode de travail à la ferme et une agriculture plus soutenable. C'est un projet, accompagné par Miimosa, avec un financement participatif. Explications.

 Sur un terrain d’un hectare, une partie est dédiée au maraîchage: légumes, aromatiques, fleurs, et l’autre partie est conduite en forêt comestible: les agriculteurs y plantent de manière dense des arbres, arbustes, lianes, et plantes vivaces comestibles ou utiles pour la fertilité de l’ensemble. C’est un espace de grande biodiversité et forte résilience.

"L'ensemble est un espace productif et vertueux, où il fait bon vivre, travailler et se balader. C’est un refuge pour la faune et la flore, et c’est également un puits de carbone. C’est aussi, pour nous, un moyen de réconcilier l’homme et la nature", expliquent les fondateurs, Aymeric Olivier Raguet, à l'origine du projet et entouré de Romaric, Clément, Billy, Claire et Camille

"Notre volonté est de faire de la permaculture une technique courante afin de développer une agriculture plus résiliente et plus durable. Pour cela nous avons deux objectifs: A court terme, concevoir une micro-ferme pilote qui allie respect du vivant et viabilité économique. Elle sera conçue pour être facilement réplicable. A moyen terme, si le projet pilote est concluant, nous essaimerons ce modèle de micro-ferme, notamment au plus proche des villes."

Le projet pilote c'est une micro-ferme en permaculture, située à Belleville-sur-Saône

Pour que le modèle puisse être reproduit facilement ailleurs par d'autres personnes, le projet est orienté sur deux aspects: le foncier et l'humain.

"Notre appel à soutiens concerne surtout l'aspect foncier mais l'aspect humain pourrait aussi vous intéresser", expliquent les fondateurs.

Manque de main d'oeuvre

Même si la permaculture attire de nombreuses personnes, désireuses de retrouver du sens et un lien avec la nature, devenir maraîcher de métier peut faire peur, et les raisons sont nombreuses (chute des revenus, absence de temps libre, forte sollicitation du corps, éloignement de la vie sociale, ...).

"Face à ce constat, notre souhait est de permettre à chacun de venir travailler dans une ferme proche de leur agglomération à temps partiel (minimum 1 jour/semaine), en y étant rémunéré.  Il devient ainsi possible d’entamer un retour progressif et/ou partiel à la terre".

Sur notre projet pilote, l'équipe est constituée de cette manière: Aymeric et Romaric sont en reconversion pour devenir maraîchers à temps plein, ils pilotent la micro-ferme; Billy, Camille, Claire et Clément viennent travailler à la ferme un jour par semaine, et conservent leur autre emploi les quatre autres jours. Pour pallier au manque d'expérience des apprentis-maraîchers, nous innovons sur le petit outillage".

Aymeric, entrepreneur, est à l'initiative du projet: après une prise de conscience environnementale, il a souhaité changer de vie et aider le monde à changer. Il a été rejoint par Billy, Camille, Claire, Clément et Romaric, qui, avec la même volonté, ont rejoint le projet à la fin de l'été 2020. Les travaux d'aménagement du terrain ont débuté dès 2018.

 

Le foncier : pouvoir s'implanter partout

Pour qu'un maximum de personnes puissent devenir maraîchers à temps partiel, l'une des solutions est de créer des micro-fermes au plus proche des villes. L’accès au foncier étant déjà compliqué, nous devons être le moins exigeant possible concernant le choix des terrains :

"Une petite surface (3000m² minimum) nous convient grâce aux hauts rendements surfaciques des techniques “Bio-intensives”. Cultiver sur de petites surfaces nous permet d'amender avec beaucoup de compost notre terrain, nous pouvons ainsi démarrer sur des terres peu fertiles. Nous n’avons pas besoin de corps de ferme. Tous les bâtis sont légers et facilement amovibles: container de stockage et serre".

Et enfin, l'un des points cruciaux, et surtout celui pour lequel on a besoin de votre aide: la ressource en eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cultiver nos légumes en étant autonome en eau

La présence d’eau souterraine suffisamment proche pour le pompage est un critère très contraignant pour le choix du terrain. Se baser sur l'eau souterraine est également devenu peu durable avec l’accroissement des sécheresses et des restrictions d’eau qui les accompagnent.

"Pour ces raisons, nous voulons montrer qu’il est possible d’irriguer une micro-ferme uniquement avec l'eau de pluie."

Le réchauffement climatique favorise les grandes sécheresses, mais en moyenne sur l'année, en France, la quantité de pluie devrait rester identique (de l'ordre de 800mm, plus ou moins selon les régions). Le tout est donc de pouvoir récupérer cette eau, et de la stocker.

Les pratiques culturales en permaculture sont économes en eau.

Le compost, que nous utilisons en abondance, fonctionne comme une éponge: il retient l'eau.

Les cultures sont paillées: cela empêche l'évaporation de l'eau de surface
 
Nous cultivons de manière dense grâce aux associations de culture: le feuillage forme un couvert végétal qui maintient le sol au frais.

Enfin, nous utilisons des variétés anciennes de légumes, plus rustiques et plus résistantes aux sécheresses.
La récupération d'eau de pluie, c'est d'ailleurs ce que l'agriculture conventionnelle commence à envisager pour pallier à l'épuisement des nappes phréatiques. Dans le cas de ces grandes cultures, très gourmandes en eau, il faut créer des retenues gigantesques, alimentées par des bassins versants entiers, engendrant ainsi d'autres problèmes comme l'assèchement des cours d'eau.

Dans notre cas, il s'agit de petite surfaces de récupération d'eau de pluie: nous estimons notre besoin à 400 m². Cela nous permettrait déjà de récupérer 320 m3 d'eau par an (=320 000 litres). C'est 320 litre par m² cultivé, c'est amplement suffisant, et il en restera pour arroser nos arbres.

A quoi va servir la collecte ?

Pour récupérer cette eau de pluie, nous avons décidé de construire une serre agricole. Cela nous permettra ainsi aussi de cultiver des légumes sur une plus large période de l'année. Son coût de construction a été estimé à 14 000€. Cela comprend l'achat des matériaux pour la serre, ainsi qu'une première partie des cuves de stockage. Nous allons réaliser la construction nous-mêmes.

Nous apportons 8000€ de financement, et avons besoin de votre aide pour atteindre 14 000€. Il nous faut donc au minimum 6000€ pour constuire la serre, et dans l'idéal un peu plus. Voici ce que nous pourrions réaliser si nous dépassons nos objectifs:

Si on atteint 8000€ : achat de cuves de stockage supplémentaires (notre surface de culture est directement dépendante de notre capacité de stockage) ; 
Si on atteint 9000€ : implantation de ruches d'abeilles noires (espèce locale) ; 
Si on atteint 10 000€ : plantation des premiers arbres fruitiers dans la forêt comestible

Au delà, on pourra implanter plus de ruches, planter plus d'arbres, et installer des nichoirs pour tout un tas de petits animaux. Ils nous aideront à vous proposer de beaux légumes en créant un éco-système riche et stable.

 

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