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Les jardiniers urbains de Berlin

 

Depuis plus de 100 ans, la capitale allemande met ses espaces verts au profit de cultures potagères et florales dans des jardins urbains appelés schrebergarten. Les jardiniers étaient déjà vitaux pour la ville en temps de guerre, en approvisionnant ses habitants en légumes riches en vitamines. Avec le temps, les schrebergarten sont devenus les jardins communautaires d'aujourd'hui. Leur popularité a fluctué avec le développement de la ville de ces 50 dernières années, c'est-à-dire au fur et à mesure des espaces non-occupés avant leur transformation urbaine. Avec les inquiétudes liées au changement climatique, une nouvelle vague de jardins urbains s'est fait connaître dans toute la ville.

« Le défi est d'éviter que l'aspect social ne prenne le pas sur le jardinage lui-même » Amelie Stieg

 

Il y a de nombreux jardins urbains entretenus par les Berlinois, comme Prinzessinnengarten dans le centre-ville et Himmelbeet dans le quart nord-ouest. « Notre but n'est pas la production massive de nourriture, mais plutôt l'éducation et la participation », déclare Hanna Burckhardt engagée au Prinzessinnengarten. Elle affirme que « le jardinage est un moyen de rassembler les gens ». À Himmelbeet, Amelie Stieg décrit cet intérêt grandissant dans la ville : « C'est une tendance à Berlin de savourer une bière dans son propre jardin où vous cultivez vos légumes en bacs. Le défi est d'éviter que l'aspect social ne prenne le pas sur le jardinage lui-même ».

 

Ces deux jardins, tout comme les autres dans la ville, s'évertuent à renforcer les liens sociaux communautaires et à sensibiliser les visiteurs aux processus de culture. Ils ont aussi un avantage en milieu urbain, quoique moins visible au premier abord. Amelie, tout juste diplômée d'un master de géologie, explique l'impact environnemental de ces jardins : « C'est très important pour la diversité des insectes d'avoir un bon écosystème dans la ville. De plus, avec l'augmentation des températures, les plantes favorisent le rafraîchissement urbain ». Elle conclut ses remarques avec optimisme : « Chaque jardin compte ».

 

Des possibilités d'amélioration ?

 

Cependant, toute grande ville – même celles dévouées à l'écologie comme Berlin – rencontre des difficultés constantes pour trouver des espaces libres. Les parcelles sont rares, et des organisations doivent donc innover afin de trouver un terrain. C'est le cas de Tempelhofer Feld, un jardin communautaire situé sur les fondations de l'ancien aéroport de Berlin, Temperlhof, où creuser est aujourd'hui interdit. C'est pourquoi, le jardin a été construit avec l'utilisation de matériaux recyclés, comme les boîtes ou bancs où les visiteurs peuvent s'installer.

 

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Traduction française de l'article, « The Urban Gardeners of Berlin », publié récemment sur le site de 5 Media

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