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Les fermes périurbaines alimentent les circuits courts

 

En 30 ans les terres agricoles ont reculé de près de 7 % au profit de l’urbanisation

Répondant à la fois au déclin du maraîchage urbain et à la volonté des citadins de consommer local, les fermes périurbaines s’avèrent en plein essor, tout comme la vente en circuit court.

C’est un fait, les villes empiètent sur les champs. « En 30 ans les terres agricoles ont reculé de près de 7 % au profit de l’urbanisation, note ainsi l’Agence de l’environnement et de la maîtrise des énergies (Ademe) dans un rapport publié en décembre 2017. Mais, après un pic entre 2006 et 2008, cette tendance est à la baisse », constate-t-elle toutefois. Or, le déclin du maraîchage dans les aires urbaines a renforcé les zones de production périurbaines qui, avec l’agriculture urbaine, emploient quelque 800 millions de personnes dans le monde. Leur production est généralement vendue en circuits courts, bénéfiques à la fois aux producteurs et aux consommateurs.

 

Local et moins cher

 

Ce mode de distribution répond d’abord au désir du grand public de « manger des produits locaux et frais », affirme l’Ademe. Observation partagée par Adrien Bouneau, à la tête d’une exploitation de 80 chèvres certifiée bio, à seulement 15 minutes de Lyon, dans la commune de Limonest. « Sur les marchés ou dans les Amap [Association pour le maintien d'une agriculture paysanne, ndlr], les acheteurs sont comme des amis, déclare-t-il. Ils se montrent curieux de savoir comment leur fromage a été conçu. » Adrien Bouneau, qui ne pratique que la vente directe, ou semi-directe quand il livre des magasins bio, souligne aussi l’intérêt financier des circuits courts qui permettent de « proposer des prix corrects pour les clients, sans passer par des intermédiaires. »

 

L’agriculture périurbaine demeure bien entendu soumise aux mêmes difficultés que le reste du secteur, telles que la concurrence des marchés nationaux et internationaux, une population agricole vieillissante, la concurrence de la main-d’oeuvre avec les villes et la diminution du nombre de fermes. Mais elle se développe bel et bien et « sa production n’est pas si anecdotique que ça », insiste Adrien Bouneau. Sa ferme génère jusqu’à 12 tonnes de fromage par an.

 

Augustine Passilly

 

 

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