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Les serres urbaines cultivent leur intérieur

 

Les serres urbaines et systèmes « indoor » permettent de produire localement, en utilisant les espaces délaissés des centre-villes.

Cultiver aux plus près des consommateurs en offrant une nouvelle vie aux bâtiments abandonnés, tels sont les deux objectifs des serres urbaines et systèmes « indoor ». La spécificité de ce type d’agriculture tient à son milieu clos, que les plantations poussent au sol, sur les toits ou soient in-tégrées à un bâtiment. Encore peu développé en Europe, avec « une vingtaine de serres seulement fin 2017 », d’après l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Ile-de-France, ce mode de production semble avoir de beaux jours devant lui. A Montréal au Canada, la serre urbaine commerciale Lufa génère quelque 70 tonnes de denrées alimentaires annuelles permettant de nourrir 2 000 personnes.

 

Des champignons et des endives au coeur de Paris

 

A Paris aussi les systèmes « indoor » émergent. Depuis deux ans, Théo Champagnat, ingénieur agricole, fait pousser des endives et des champignons dans un parking désaffecté situé dans le 18e arrondissement. « Nous utilisons des techniques traditionnelles. Les champignons poussent sur des ballots de paille et les endives dans des bacs », explique le co-fondateur de la start-up Cycloponics. Il décrit là une première catégorie de serres urbaines dites « low-tech » c’est-à-dire faisant appel à un moindre recours aux technologies.

 

La Caverne - nom donné à cette exploitation employant 17 salariés - abrite aussi des micro-pousses « de manière anecdotique », précise l’ingénieur, puisqu’elles ne représentent qu’environ 2% du chiffre d’affaires. Elles sont, elles, cultivées de manière « high-tech » ce qui réclame éclairage, chauffage et intrants. Elles ne peuvent par conséquent pas, contrairement aux productions « low-tech », obtenir de certification biologique. Cela ajouté à la facture énergétique, elles sont moins compétitives.

 

Aucune de ces cultures n’est soumise aux contraintes climatiques des saisons. C’est donc volontairement que Théo Champagnat réduit sa production « de 50 % quasiment » en été, période où la demande en champignons et endives est au plus bas.

 

Augustine Passilly

 

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