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Des microfermes pour éduquer les citadins

Véritables couteaux suisses, les microfermes urbaines regroupent souvent cultures et élevage, tout en sensibilisant les consommateurs à l’agriculture.

 

 

Des fermes en ville. C’est le concept des microfermes urbaines. Il y en avait une douzaine en ré-gion parisienne en 2014, d’après Anne-Cécile Daniel, coordinatrice de l’Association française d'agriculture urbaine professionnelle et auteure d’une étude à ce sujet publiée en septembre 2018. "Malgré leur essor, les microfermes urbaines véritablement implantées en France restent en petit nombre et leur hétérogénéité ne permet pas d’en dessiner une typologie unique", estime-t-elle. Certaines caractéristiques se détachent tout de même comme leur multifonctionnalité qui en font des espaces à dimensions économiques, sociales et environnementales. Sans oublier leur caractère éducatif.

 

A la découverte du jardinage

 

Porte de Clignancourt, la microferme de La Recyclerie répond à ces objectifs. En bordure d’une voie ferrée désormais hors service, 16 poules, deux canards coureurs indiens, un potager collectif et deux systèmes de compostage occupent près de 1000 m2. Preuve qu’aucun espace n’est perdu, une prairie mellifère est même installée sur le toit. Le côté économique s’avère principale-ment assuré par le restaurant attenantqui s’approvisionne partiellement par les produits issus de la microferme. "Nous privilégions les aromates, les légumes feuilles, les fleurs comestibles et le houblon afin que notre production soit le mieux possible revalorisé", précise Olivier Fontenas, coordinateur de la petite exploitation.

 

 

La dimension pédagogique n’est pas en reste puisque la microferme accueille régulièrement des groupes scolaires et invite les bénévoles à participer à l’entretien du potager. Certaines techniques restent expérimentales comme le démonstrateur d’aquaponie - système permettant de nourrir les plantes grâce aux déjections de poissons-, mais cette exploitation miniature a tout de même produit 170 kg de légumes et 20 kg de miel en 2016. Trop peu pour alimenter pleinement le restaurant, mais assez, selon Olivier Fontenas, pour "reconnecter l’urbain avec la nature et le végétal afin qu’il prenne conscience de l’impact de son mode de vie sur l’environnement."

Augustine Passilly

 

 

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