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L’agriculture individuelle s’invite dans les appartements

 

Balcons et intérieurs deviennent les nouveaux espaces de l’agriculture urbaine pour les consommateurs désireux de renouer le lien avec la terre.

 

 

Fini les petits pois surgelés et les salades en sachet. Certains urbains souhaitent désormais faire pousser leurs propres légumes, même sans jardin. D’autres, équipés au minimum d’un petit espace en extérieur, vont jusqu’à se lancer dans l’élevage de poules domestiques. Ces initiatives individuelles constituent la dernière déclinaison d’agriculture urbaine qui permet aux citadins de renouer un lien direct avec leur alimentation.

 

Un potager d’intérieur

 

Antony Thirion s’est toujours occupé du potager de ses parents. Une fois dans son appartement sans balcon à Strasbourg, cet étudiant en pharmacie a imaginé un mode de production encastrable dans sa cuisine. Baptisé « Pousse-légume », ce potager d’intérieur mesure 60 cm de large, 60 cm de profondeur et 85 cm de haut. « C’est comme un lave-vaisselle, il a juste besoin d’une prise électrique et d’une arrivée d’eau pour fonctionner », explique son concepteur. Ce système autonome, qui peut accueillir jusqu’à 12 cultures - dont « la hauteur ne doit pas dépasser 35 cm », prévient Antony Thirion -, fonctionne grâce à la technique de l’hydroponie qui consiste à baigner les racines dans des solutions nutritives, exclusivement naturelles pour « Pousse-légume ». La fibre végétale remplace la terre, tandis que l’éclairage est réglé de sorte à reproduire le cycle journalier du soleil. « Ce mode de production économise 90 % d’eau par rapport aux cultures en plein terre », se réjouit Antony Thirion.

 

Outre une baisse considérable du bilan carbone, le principal avantage concerne la qualité nutritive des produits issus de ce système, dont la commercialisation est prévue pour l’été 2020. « Quand nous achetons des légumes dans le commerce, il se passe généralement plusieurs jours entre le moment où ils sont cueillis et leur consommation, constate Antony Thirion. Pendant ce temps, ils perdent en moyenne 70 % de leurs anti-oxydants. » Un moyen aussi, pour les futurs utilisateurs de « Pousse-légume » comme pour les propriétaires des jardinières qui fleurissent sur les balcons, de s’assurer de ce qu’ils mettent dans leur assiette.

 

Augustine Passilly

 

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