By machristine.bidault on mardi 28 juin 2022
Category: Dossiers et articles

Un projet de recherche au service de l’évaluation de la biodiversité urbaine

Porté par la Chaire partenariale Agricultures Urbaines, ce projet vise notamment à caractériser la biodiversité des toitures végétalisées et cultivées. Il s’agit de faire avancer la recherche liée aux services rendus par l’agriculture urbaine au nom de la résilience des villes.

Lancé en septembre 2021, ce projet de recherche est réalisé en partenariat avec l'ADIVET* et soutenu par la Fondation Paris Habitat dans le cadre de son appel à projet lancé en 2021 intitulé "Préservation et développement de la biodiversité".

Une demande croissance des collectivités et porteurs de projet de pouvoir mesurer et évaluer les « services écosystémiques » rendus par les infrastructures vertes.

Pour répondre à leurs attentes, il faut évaluer la performance d’une installation sur différentes cibles, et pouvoir in fine aller jusqu’à chiffrer les « coûts évités » pour la collectivité grâce à de telles installations végétales. Or, la biodiversité reste le parent pauvre lors de la mise en place d’indicateurs et la recherche de services écosystémiques associés. Il est donc urgent de l’évaluer dans sa globalité, pour être capable de la protéger et de créer des infrastructures adaptées afin de contribuer à son développement. Il est également nécessaire de disposer de critères et de seuils permettant de mettre en place une politique d’incitation ou d’obligation par les pouvoirs publics.

A l’origine de ce projet, deux questions clés.

Quelles sont les conditions du transfert des principes de l’agroécologie en milieu urbain (notamment sur différentes toitures productives ou non productives) en milieu urbain pour estimer la biodiversité et sa dynamique ? Qu’apporte la végétalisation des toitures pour la biodiversité urbaine ?
Afin de répondre à ces questionnements, une série d’actions a d'ores et déjà débuté. Depuis Septembre 2021, Sekou Coulibaly, spécialisé en écologie du sol et recruté en post-doctorat réalise une bibliographie de la littérature scientifique et grise pour faire un état des lieux des connaissances existantes sur la biodiversité (floristique et faunistique, y compris sols et substrats) des toitures végétalisées et des toitures en agriculture urbaine. En appui à ce travail, Clémentine Decroix mène un stage depuis mars 2022 sur la prise en compte de la biodiversité par les collectivités et autres décideurs. Elle réalise des enquêtes de terrain afin d'en savoir plus sur leurs perceptions vis-à-vis de la biodiversité mais aussi d'identifier les critères et indicateurs utilisés lors de l'étude de la biodiversité sur leurs territoires. La prochaine étape serait de financer une thèse pour assurer le suivi des exploitants de toitures en agriculture urbaine. Ce travail de recherche permettrait de proposer un prototype d'outil pour évaluer la biodiversité de ces toitures.

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