By Agri-City on mercredi 5 février 2020
Category: Biodiversité & végétalisation

Une nouvelle maladie détectée sur des plantes potagères

L'Agence de sécurité sanitaire (Anses) met en garde contre un nouveau virus qui attaque les cultures de tomates, piments et poivrons, et demande à toute personne le détectant sur des cultures en France de signaler rapidement sa présence pour éviter sa dissémination. 

  "Le tomato brown rugose fruit virus (ToBRFV) est particulièrement dangereux pour les plantes qui y sont sensibles. Il peut se transmettre par les semences, les plants et les fruits infectés, et survit longtemps à l’air libre" a indiqué le 4 février 2020, dans un communiqué de presse, l’Anses, qui estime que les cultures de plein champ comme celles sous serre peuvent être contaminées. Pour l'instant, selon l'agence, il n’existe aucun traitement efficace ni de variété résistante".

 Symptômes

 Les plants touchés présentent des décolorations, des marbrures et des déformations au niveau des feuilles comme des fruits. De plus, les tomates, poivrons et piments touchés présentent un aspect rugueux et sont donc non commercialisables. "En tant que pays producteur de tomates, la France risque de subir des conséquences économiques importantes dans les filières de production, mais aussi dans les productions familiales dont la surface cultivée est estimée comme étant du même ordre de grandeur que la production industrielle en plein champ", souligne l’Anses. 
Le ToBRFV est un virus émergent dont les premiers signalements datent de 2014 en Israël et de 2015 en Jordanie, dans les deux cas sur des tomates produites sous serre. Il a ensuite gagné l’Europe, le Mexique et les États-Unis. Il a été signalé dans les pays limitrophes de la France dont l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Cependant l’Allemagne a réussi à éradiquer le foyer de virus détecté en arrachant les plants, en les détruisant et en désinfectant le sol. "C’est une stratégie qui doit être réactive, efficace, pour éviter qu’on passe d’un foyer ponctuel, localisé, à une situation de dissémination du virus", expliquent les spécialistes.
L’Anses appelle donc toute personne, maraîcher, jardinier, agriculteur urbain à prévenir en cas de suspicion les services régionaux du ministère de l’agriculture, les Fredon (associations spécialisées dans la santé du végétal), ou les chambres d’agriculture.

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