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Le Festival Vivant "Les Germinations" s'est tenu à Ground Control

 

Le 24 septembre 2020 à Ground Control dans le 12ème, à Paris, les esprits s’échauffaient pour « revoir nos manières de vivre, de produire, de consommer, de compter… ». L’acte 2 du Festival Vivant, Les Germinations, a démarré avec l’accueil optimiste de Dorothée Browaeys, directrice de TEK4life et organisatrice de l’évènement, qui souhaite permettre « l’atterrissage en catastrophe » de notre société. Pour cela, elle a laissé la place sur scène à de nombreux professionnels et acteurs du changement.

 

Hélène Le Teno, ingénieure des Ponts et Chaussées et spécialiste des questions de transitions écologiques, a cherché à « outiller une utopie réaliste » de nombreuses années après avoir rappelé que « les civilisations meurent par suicide, non pas par meurtre ». Pour cela, Diego Landivar, Docteur en Sciences Economique à l’ESC Clermont, explore les nouvelles façons de des-investir, des-innover, dépolluer, démanteler ou tout autre métier de la fermeture pour alimenter un « protocole du renoncement ».

 

Pour accompagner ce changement de paradigme, plusieurs adeptes de La Bascule et Maxime De Rostolan lui-même ont pu échanger avec l’auditoire sur la nécessité d’agir vite et « en toute conscience ». Maxime De Rostolan qui a notamment fondé Fermes d’Avenir appuie aussi l’importance de l’agroécologie pour sauver l’agriculture dans le monde,

 

« l'agroécologie n'est pas une solution, c'est la seule ».

 

L’agroécologie amène ensuite à l’atelier Territoires & Métabolismes urbains résilients où Philippe Madec, architecte et urbaniste, souligne la fracture entre monde rural et urbain. Pour ce pionnier de l’éco-responsabilité, « l’agriculture urbaine n’aura pas d’impact sur la consommation des villes » mais apportera bien-être et services écosystémiques dans la ville.

 

Et pour accélérer le déploiement d’une agriculture urbaine, Eva Sadoun a présenté l’entreprise dont elle est la présidente et co-fondatrice, LITA.co. La plateforme permet d’investir dans des projets à hautes valeurs sociales et écologiques. Le but étant « de réconcilier les citoyens avec le monde de la finance » car « la finance n’est plus un outil, on est asservi à la finance ».

 

A l’investissement financier il est possible d’ajouter un investissement social grâce au syndicat de Maxime Blondeau, le Printemps Écologique. Créé en 2020 et premier syndicat dit « éco-responsable », il est présent dans plus de 80 entreprises avec plus de 2 500 adhérents. L’objectif pour ce nouveau genre de syndicat est de « démocratiser l’entreprise pour dépolluer la planète », objectifs pour 2021 : 10 000 sympathisants répartis dans 1 500 entreprises.

 

Les échanges se terminent avec une séquence en immersion grâce au travail du bio-acousticien Boris Jollivet qui a partagé ses enregistrements audio de faune et de flore pris aux quatre coins du monde, moment de relaxation avant « le grand saut » pour « refonder le progrès » et une « économie résiliente ».

 

Théo Legay
 
crédit photos: TEK4life
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